Critères importants lors de l'achat d'ETF
Les ETF sont de plus en plus populaires – il en existe désormais des milliers. Les ETF (Exchange Traded Funds) sont des fonds négociés en bourse, généralement gérés de manière passive, qui répliquent un indice. Un ETF sur l'indice boursier suisse, par exemple, cherche à reproduire le plus fidèlement possible les mouvements de l'indice. Les ETF sont disponibles pour différentes classes d'actifs comme les actions, les obligations ou les matières premières.
Mes critères
Les frais
Parmi tous les ETF disponibles, j'ai sélectionné mes favoris. J'ai regardé différents critères. Premièrement, les frais annuels. Comme deux ETF différents sur le même indice ne se distinguent fondamentalement guère (voire pas du tout), il est judicieux de choisir le moins cher.
Faisons un bref aparté et supposons qu'il existe deux ETF d'actions. Un à 0,3% par an et un autre identique à 0,1% par an. Si l'on investit 10'000 francs par an pendant 30 ans, le patrimoine total sera d'environ 30'000 francs plus élevé avec l'ETF le moins cher. Comparer vaut donc la peine !
La méthode de réplication
Deuxièmement, il est important pour moi que l'ETF soit répliqué physiquement. La réplication physique signifie que les actions d'un ETF d'actions sont effectivement achetées. L'opposé est la réplication synthétique, où les mouvements de l'indice sont reproduits avec des produits financiers dérivés (swaps).
Le domicile du fonds
Troisièmement, le domicile de l'ETF est important pour des raisons fiscales. On le reconnaît aux deux premières lettres du numéro ISIN. Par exemple, l'ISIN CH0237935652 indique que l'ETF est domicilié en Suisse (CH). Pour les actions suisses, il faut acheter des fonds domiciliés en Suisse. La raison principale : l'impôt anticipé de 35% sur les dividendes peut être intégralement récupéré pour les fonds suisses.
Pour les actions américaines, les ETF américains sont idéaux pour la même raison que les fonds suisses pour les actions CH. Cependant, au décès, l'impôt américain sur les successions est dû (bien que le seuil d'exonération soit relativement élevé). De plus, les ETF américains sont généralement introuvables ou très difficiles à trouver en Suisse pour des raisons réglementaires européennes. C'est pourquoi je ne liste actuellement aucun fonds domicilié aux USA dans ma liste de favoris. Les investisseurs expérimentés peuvent bien sûr se tourner vers les ETF américains identiques.
Comme alternative aux ETF d'actions américaines, le domicile en Irlande (IE) est recommandé. Grâce à un accord avec les USA, les fonds irlandais ne sont soumis qu'à un impôt à la source de 15% au lieu de 30%. Pour les autres marchés, les fonds domiciliés en Irlande ou au Luxembourg conviennent aux investisseurs suisses.
Volume & âge du fonds
Enfin, l'ETF devrait idéalement avoir un volume de fonds d'au moins 100 millions de francs et être établi sur le marché, c'est-à-dire avoir plusieurs années d'existence.
L'utilisation des revenus et la couverture de change
D'autres critères individuels importants sont l'utilisation des revenus et la couverture du risque de change. Ceux qui épargnent à long terme devraient (si disponible) utiliser un ETF capitalisant (accumulating en anglais). Les distributions sont ainsi automatiquement réinvesties (attention : vous devez quand même payer des impôts sur les distributions). Ceux qui dépendent des revenus périodiques peuvent choisir un ETF distribuant (distributing), qui, comme son nom l'indique, verse les revenus à l'investisseur.
Les ETF couverts contre le risque de change portent la mention «hedged». D'un point de vue scientifique, la couverture du risque de change est pertinente pour les ETF obligataires. Pour les actions, la recherche n'est pas concluante. Aussi bien une couverture (partielle) que l'absence de couverture est acceptable. Ceux qui ont un horizon de placement plus court devraient plutôt davantage couvrir le risque de change.
Découvre mes favoris dans la deuxième partie :
Les meilleurs ETF 2026